L’Influence Digitale des Footballeuses Françaises pour Challenges

Reputation Impact Survey 

 

La coupe du monde de football féminin a été un des événements sportifs le plus suivi du 2019. Cela a été l’occasion pour le football féminin de s’affranchir des préjugés et d’entrer définitivement dans la cour des grands aux yeux de l’opinion publique.

Les réseaux sociaux ont donné une puissance médiatique, jusque-là inespérée, aux joueuses et à la compétition.  Elles ont su utiliser cette puissance pour véhiculer une nouvelle image de leur sport le faisant connaître tel qu’il est vraiment.

Afin de comprendre l’impact des réseaux sociaux dans la nouvelle visibilité acquise par le football féminin, Reputation Age a choisi d’analyser les onze françaises les plus influentes de l’équipe sur les réseaux sociaux. L’étude prend en compte leurs communautés online, l’engagement de celles-ci sur leurs réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram), leur audience cumulée (c’est à dire le nombre d’abonnés sur chacun des réseaux additionnés), le taux d’engagement (le pourcentage d’interactions par post), le nombre de traductions et consultations de leurs pages Wikipédia.

Si l’étude s’étend sur une période de six mois (février 2018 à juillet 2019) ; les statistiques de Wikipédia ont été analysées sur un an afin de donner une vision plus globale de leur notoriété et de lisser les éventuels pics d’audience (dus à l’actualité).

Cette analyse a permis d’établir un classement d’influence digitale entre les différentes footballeuses. Comme évoqué précédemment, cela prend en compte une sélection de données, les plus objectives possibles, classées selon un barème et une pondération déterminée par Reputation Age.

La coupe du monde et une nouvelle visibilité en ligne

Analyser l’impact digital des footballeuses françaises a permis d’évaluer la croissance d’un mouvement qui a vécu avec la coupe du monde 2019 un véritable tournant historique.

Entre juin et juillet les comptes Instagram des sportives ont doublé voire triplé pour certaines, en transformant des personnages connus de leur milieu des passionnés en véritable célébrités d’Instagram.

A titre d’exemple Amandine Henry a gagné plus de 179 000 abonnés sur son compte Instagram, au même titre qu’Eugénie Le Sommer avec un gain 163 000 nouveaux abonnés et Wendy Renard avec plus de 136 000 nouveaux abonnés. Des chiffres qui n’attestent pas simplement le statut d’influenceuses de ces joueuses mais qui permettent à la profession tout entière d’entrer dans une nouvelle dimension grâce aux sponsors et à la notoriété gagnée par ses athlètes.

Si le coupe du monde a permis cet exploit d’augmenter les communautés, les réseaux sociaux vont permettre au football féminin de s’établir dans une continuité médiatique difficilement accessible avec les médias classiques.

En effet, leur utilisation va au-delà du simple moyen communicationnel, il s’agit d’une affirmation professionnelle et individuelle nécessaire pour un sport qui souffre encore des préjugés de genre.

Le taux d’engagement de certaines d’entre elles, avec de pic de 10% en matière d’engagement, montre la force de frappe que le football féminin a entre les « pieds ». La production presque quotidienne des contenus pendant le mois de la coupe du monde et la construction d’un storytelling adéquat à l’événement montrent que les joueuses semblent être tout à fait conscientes de l’importance d’une présence en ligne efficace allant de pair avec leur succès sportif afin de contribuer l’essor du football féminin. Ainsi le nombre de publications est allé crescendo avec la montée en puissance de l’équipe de France dans la compétition et au-delà. D’ailleurs, leur activité est encore forte quelques semaines après la fin de l’épreuve. Un sport qui grâce à ses joueuses devient de plus en plus populaire. Peut-être est-ce cela, la vraie victoire !

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